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Retritex développe une filière d'isolant à base de jeans

© Ouest France

L'entreprise d'insertion Retritex est passée d'une poignée de salariés il y a douze ans à 120 aujourd'hui. Retour sur l'histoire de ce succès et sa recherche constante de diversification.

L'entreprise

Installée dans la zone de Pontivy Sud, l'entreprise d'insertion Retritex , membre de la branche économie solidaire et insertion d'Emmaüs, connait une croissance rapide depuis sa création en 2004. Elle collecte et tri les textiles pour leur offrir une seconde vie. "A l'époque, les communautés Emmaüs du grand Ouest ne savaient plus quoi faire face à l'afflux de textiles qui leur était déposé par les particuliers. Elles ont très vite pris conscience qu'ils pouvaient resservir" indique Christine de la Motte, chargée de développement. "Ces textiles pouvaient être non seulement la base d'un projet économique mais également social." Aujourd'hui l'entreprise compte 123 salariés dont 70 % en insertion. Les salariés s'activent au milieu des 2 800 m² dédiés à la production, remis aux normes il y a quelques mois et complétés par de nouveaux bâtiments accueillant des bureaux.

Préparer l'avenir des salariés

"Retritex joue le rôle de tremplin pour des personnes qui étaient jusqu'ici éloignées de l'emploi : jeunes au RSA, chômeurs de longue durée, proche de la retraite...". Les salariés en insertion ne peuvent pas rester plus de deux ans au sein de l'entreprise qui a une "obligation de sorties positives de 60 %. C'est beaucoup, mais nos objectifs sont atteints notamment grâce à un dispositif de suivi mis en place par nos conseillers...". Chaque jour, les salariés trient plusieurs tonnes de vêtements, chaussures maroquinerie, linge de maison...

La fabrication d'isolant à base de jeans

Les sacs de collectes, arrivés par grand conteneurs, sont déchargés puis pesés, avant que des "craqueurs" ne les vident à l'entrée d'un tapis roulant sur lequel le textile est trié par des opérateurs. "Ce qui reste au bout du tapis, soit 53 % du textile, par à l'export pour l'Afrique, toujours via la filière Emmaüs pour un meilleur suivi." La revente de ces vêtements sur place a par exemple permis de créer une miellerie et une teinturerie au Burkina Faso, et de générer de nouveaux emplois. "35 % du textile sera également transformé en métisse, un isolant mis au point par le Relais, à base de vieux jeans et velours." Enfin, "la crême", qui représente 4 % de l'ensemble du textile traité est revendue dans une des quatre boutiques ouvertes à Lorient, Pontivy, Auray et Lorient Centre ainsi que via les boutiques en ligne associées. L'ensemble de ces débouchés permet aujourd'hui à l'entreprise de s'autofinancer à 85 %.

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